La 46e édition du FNC se dévoile

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le festival du nouveau cinéma a frappé fort cette année! En ouvrant notamment sa 46e édition avec le tant attendu Blade Runner 2049 offert par Denis Villeneuve.

En s’appropriant une bonne dose des films ovnis de l’année: parmi eux on compte l’histoire de zombies de l’automne, Les affamés de Robin Aubert, l’inclassable phénomène de Bruno Dumont Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc, le premier film de Léa Mysius, Ava, l’audacieux film de clôture La passion Van Gogh et le dernier Simon Lavoie en noir et blanc,  La petite fille aux allumettes.

Puis en mettant l’accent sur un lot de long-métrages tant attendus par la sphère cinéphile et bien souvent récompensés, de véritables sensations avant même leurs sorties en salles. Parmi ceux-ci rien de moins que la Palme d’or de Cannes 2017 – The Square – le prix du meilleur scénario du festival français et petit dernier de Yorgos Lanthimos, The Killing of a sacred deer, ainsi que son prix du Jury, le russe Loveless. Ils ont fait beaucoup de bruit de par leur récent passage au festival international de Toronto (TIFF), et sont maintenant accueillis par le FNC: l’historique duel entre deux champions de tennis Borg vs McEnroe, le dernier Luca Guadagnino après le très terne A bigger Splash, Call me by your name, la précarité à travers le regard d’enfants avec The Florida Project de Sean Baker, pour finir avec le dernier long-métrage du réalisateur québécois de Two lovers and a bear, Eye on Juliet (Kim Nguyen).

Au programme? 383 œuvres, 68 pays représentés, 12 lieux différents, le tout présenté dans une panoplie de catégories fidèles au poste et étalé du 4 au 15 octobre prochain.

Au menu? Westerns, danse, porno, diversité, genr(e)s et sexualités. À un peu plus d’une semaine du festival, cap sur une sélection de dix films de la programmation où des portraits féminins se donnent le défi de remettre les pendules de l’actualité à l’heure, et où les voix d’une communauté trop souvent tue se font entendre.

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7 films où le portrait féminin donne à voir une certaine vision de la modernité…

La cinéaste slovaque Ingrid Veninger s’intéresse aux émois de l’adolescence et à la naissance d’une idylle entre deux jeunes filles avec ce long-métrage dont la première mondiale a été présentée au TIFF cette année.

Pari osé pour le réalisateur Ali Soozandeh qui décortique sous forme d’animation le quotidien et la sexualité de femmes face aux nombreuses contraintes religieuses imposées en Iran. Semaine de la critique, Cannes 2017.

Son dernier long-métrage de fiction Et au pire on se mariera vient tout juste de sortir, l’occasion de présenter en première mondiale le documentaire de la canado-suisse Léa Pool, qui suit ici le destin de ceux qu’on oublie souvent, les enfants de femmes détenues.

Alain Gomis présente le portrait d’une mère congolaise prête à tout pour s’en sortir et sauver son fils d’une amputation. Sortie de la dernière Berlinale avec l’Ours d’argent, rien de moins. Le réalisateur et scénariste franco-sénégalais donnera d’ailleurs une classe de maître dans le cadre du festival.

Olivie est sans doute la preuve vivante que la pornographie féministe n’est pas un mythe. La réalisatrice propose un film porno dans lequel deux jeunes femmes alternent entre le sexe et le meurtre d’hommes qui se trouvent sur leur passage.

Le portrait intime d’une danseuse contemporaine et de son art, signé par Elvira Lind et sacré meilleur documentaire au festival de Tribeca 2017.

La réalisatrice Tala Hadid retranscrit à travers la vision de deux jeunes sœurs le portrait d’une communauté marocaine coupée du monde avec ce documentaire, premier d’une série de trois films sur le sujet.

3 films pour combattre l’ignorance sur les réalités autochtones…

Pour son premier film, Kevin Bacon Hervieux revient sur un lourd passé subi par les peuples autochtones dont l’omerta autour des pensionnats dans lesquels ont été envoyés 150 000 enfants, mais aussi sur la reconstruction par la musique à travers témoignages et rassemblements culturels.

Stephen S. Campanelli livre ici un récit d’apprentissage adapté du roman de Richard Wagamese et dans lequel le hockey sera salvateur pour un jeune garçon ojibwa forcé d’intégrer un pensionnat.

Un film de 17 minutes réalisé par la documentariste et directrice de la photographie Sarah Baril Gaudet et rythmé par la voix de la jeune Martha sur fond de paysages du Nunavik.

Il ne reste plus qu’à annuler tous vos plans entre le 4 et le 15 octobre, car le choix va être rude. Pour la programmation complète de la 46e édition du festival du nouveau cinéma, c’est par ici.

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