TOP / FLOP 2016

TOP 5 2016

  • Swiss Army Man, de Dan Kwan et Daniel Scheinert

Élu claque cinématographique de l’année, l’ovni de Dan Kwan et Daniel Scheinert rafle tout sur son passage pour présenter la plus belle bromance jamais vue à l’écran. Daniel Radcliffe à son apogée dans l’illustration même d’un phénomène pour qui Harry Potter n’était que l’esquisse d’une époustouflante carrière. On frôle le génie lorsqu’il est question de jouer un cadavre dont l’aide sera précieuse pour un jeune homme pour qui tout avorte, même sa tentative de suicide. Digestion intense oblige, ce film prouve par l’absurde qu’une sélection de dialogues sur le pet et les excréments peut être révélatrice d’un fabuleux discours sur les relations humaines et le génie des marginaux. Une grande première.

Swiss-Army-Man-Featured.jpgtvqc.com
  • La la land, de Damien Chazelle

Coup de grâce de cette fin d’année 2016, La la land reprend les codes de la comédie musicale qu’on croyait à jamais enterrés pour en extraire un chef-d’oeuvre hybride et intemporel. Magistraux Ryan Gosling et Emma Stone dans les rôles d’un pianiste et d’une actrice en devenir pour qui l’application d’un rêve, à l’instar de la comédie musicale hollywoodienne, n’a jamais été aussi peu démodée. Voir la critique complète.

  • La Tortue rouge, de Michael Dudok de Wit

Un homme échoue sur une île déserte et tente d’y survivre. L’absence quasi complète de scénario n’empêche pas l’enfantement d’un bijou. Une réconciliation avec le monde et la force sensorielle du cinéma d’animation. Quiconque ne s’émerveille pas devant La Tortue rouge tend à perdre toute capacité émotionnelle jusqu’ici entachée par un cinéma peu adepte de la lenteur. Voir la critique complète.

  • Tickled, de David Farrier et Dylan Reeve

Immersion au coeur d’une enquête d’investigation sur une compétition de chatouilles menée avec brio par le journaliste australien David Farrier. Digne d’un thriller et porteur d’une foi inébranlable envers la vérité. Voir la critique complète.

  • Fuocoammare, par-delà Lampedusa, de Gianfranco Rosi

S’il n’y avait qu’un seul documentaire à voir cette année, c’était celui-là. Bouleversant zoom sur la réalité des migrants qui échouent et transitent sur l’île de Lampedusa. Docu-choc saisissant et nécessaire. Voir la critique complète.

FLOP 5 2016

  • The Girl on the train, de Tate Taylor

Rarement un film aura été un aussi long calvaire. Sans originalité aucune vis-à-vis du roman, Tate Taylor regroupe un certain nombre de clichés pour en tirer une bouillie informe et déstructurée sur la convalescence d’une femme trompée. Voir la critique complète.

  • The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn

Nicolas Winding Refn invitant le reste du monde à contempler son nombril et son talent plastique. Une démonstration technique qui sert l’univers impitoyable de la mode plus qu’il ne sert le monde du cinéma. Voir la critique complète.

  • Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau, de Mathieu Denis et Simon Lavoie

Comment rendre hommage aux manifestations étudiantes du Printemps Érable en empruntant le chemin boueux du symbolisme douteux. Dommage que la portée visuelle et l’après-cataclysme social ne soit pas à la hauteur de la puissance de ses messages inscrits sur les murs à la manière de hiéroglyphes. Voir la critique complète.

  • Demain tout commence, de Hugo Gélin

Dommage que l’on puisse écrire ça aussi tôt, mais Omar Sy se repose déjà sur ses lauriers, espérons-le seulement pour un temps. Avec Demain tout commence, l’acteur préféré des français se laisse porter par l’image d’un rôle par lequel un sourire et quelques blagues lourdes suffisent. Une relation père-fille grossièrement représentée à travers un parcours du paternel rapidement essuyé par une réussite sociale trop belle pour être vraie. Un traitement appuyé à coup de parties de basket forcées dans les rues londoniennes et d’une maison jonchée de playmobils, que le retournement de situation prévisible et tragique ne suffit pas à excuser.

590471.jpg-r_640_360-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgallocine.fr
  • Bridget Jones baby, de Sharon Maguire

Même s’il ne marquera pas l’histoire du cinéma, Le Journal de Bridget Jones reste un classique de la comédie américaine agréable et potache, cheesy movie à la sauce humoristique douteuse mais convaincante. Sharon Maguire aurait dû s’arrêter là. Séduite par la tendance cinématographique qui veut que chaque succès devrait avoir une suite – non – la réalisatrice reprend le flambeau de Beeban Kidron et réchauffe sans gêne aucune les éléments qui ont fait le succès de la célèbre et jeune célibataire endurcie: situations ridicules, honte générale, combat de coqs. Peut-on vraiment reprocher à un flop couru d’avance d’être un flop ? Pas vraiment, mais coup de gueule de l’année pour ce film qui n’avait pas lieu d’être quand d’autres auraient allègrement pu prendre sa place. Au suivant.


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