BLACK FEM’ Art: féminisme & création #FIFBM

Premier événement d’une série de six événements spéciaux et d’une quarantaine de films représentant quatre continents, le vernissage de l’exposition BLACK FEM’ Art a marqué vendredi le lancement de la 12e édition du Festival International du Film Black de Montréal, qui s’étendra jusqu’au 2 octobre prochain.

We have a dream présentait l’année dernière l’incroyable parcours de 25 femmes noires américaines dans le cadre du festival. BLACK FEM’ Art prend cette année le relai avec la mise en exergue du travail de dix jeunes femmes noires montréalaises. Parmi elles, on retrouve les artistes Leona Carthy, Jessica Valoise, Keithy Antoine, Ma’liciouz, Fitabella, Shanna Strauss, Keish, Géraldine Entiope et Niti Marcelle.

Passée la découverte des oeuvres et l’appropriation de l’espace Mushagalusa, la jeune poétesse et chanteuse Rayana Speed somme les invités de fermer les yeux avant de livrer deux de ses poèmes mêlés de chant en acapella. Une intervention poignante qui rappelle le thème de l’édition 2016 – Speak up!faisant écho au déploiement du mouvement Black Lives Matter et aux manifestations contre la brutalité policière, dont la plus récente a eu lieu le 23 septembre dernier en Caroline du Nord.

NT7-300x300.jpg

Honorée d’avoir été choisie pour participer à cette exposition entourée de gens qui permettent à la culture de s’élever, Niti Marcelle – graphiste et illustratrice – perçoit son art avant tout comme un moyen d’expression.

Le féminisme et l’activisme social? “C’est sûr que c’est vraiment différent, mais ça se rejoint du fait que beaucoup de femmes qui sont noires et qui sont féministes vivent un peu les deux situations”, explique Niti Marcelle. “Je m’inspire plus de gens qui vivent ces situations. Je vais par exemple prendre une citation d’un artiste et je vais représenter ça à travers ce qu’il a pu se passer réellement.”

Deux des peintures de Niti Marcelle – alias Neetzie – sont exposées à l’espace Mushagalusa jusqu’au 1er octobre. Belle représente une femme métisse à moitié de dos et à la chevelure dominante. A l’inverse, La couronne n’est jamais tombée – dont le titre se révèle explicite – expose une femme noire chauve et aux traits fins rejoignant son habit dessiné par un vrai bout de tissu blanc. Simplicité et contrastes rappellent que tout se passe dans l’émotion véhiculée par le regard. Coloré, épuré et sensoriel: trois adjectifs qui viennent définir l’œuvre de Neetzie, également peintre et sérigraphe (technique d’imprimerie qui utilise des pochoirs).

Après des études de graphisme au Collège Ahuntsic de Montréal, la jeune femme souvent décrite comme activiste enchaîne les expériences et entame sa carrière d’artiste à seulement 20 ans. A la question “Montréal est-elle une ville où il est plus facile de s’épanouir en tant qu’artiste et femme noire?”, Neetzie reste d’un avis mitigé. “Oui et non. Oui car c’est une ville multiculturelle, les gens sont ouverts, ils comprennent le sujet et ne vont pas nécessairement juger. Mais non, car durant mes trois dernières années en art j’ai eu beaucoup de remarques un peu racistes, par rapport aux thèmes que j’identifiais dans mon art.” L’artiste d’origine camerounaise et haïtienne croit réellement au changement des mentalités, mais comme elle le dit dans sa biographie, c’est un changement qui doit avant tout passer par sa propre personne.

Pour découvrir les œuvres et le site web de Niti Marcelle, c’est par ici

Voir le programme du Festival du Film Black de Montréal

 


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s